Marion est étudiante en dernière année en Odontologie à Montrouge et fait partie des premiers volontaires à avoir rejoint les équipes de télésurveillance de COVIDOM.

«  Après avoir eu la formation, nous nous inscrivons sur les plannings pour nos prochaines sessions de télésurveillance. »

« Pour les créneaux du matin (8h-14h30), nous arrivons dans le calme parisien au Campus de Picpus. Nous regardons le placement, chacun a une place attitrée. 8h15, les alertes rouges et oranges commencent à monter doucement. »

Masque, friction des mains, connexion opérationnelle, c’est l’heure des premiers appels.

« En priorité, il faut appeler les alertes rouges. Heureusement, pour la plupart, ce ne sont que de fausses alertes : « j’ai mal coché, non ma température n’est pas en dessous de 35,5, elle est à 37°C ». Mais pour d’autres, avec la décision du médecin, il faut appeler le SAMU, avec qui nous avons une ligne directe. »

Dès 9h, le premier pic d’alertes se calment un peu.

« Nous appelons tout type de patients : des médecins, infirmiers, cadres supérieurs, assistantes dentaires… Nous leur posons différentes questions : s’il y a une amélioration, s’ils ont des difficultés respiratoires, comment sont leurs constantes (la température, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire). Chaque volet médical a une fiche technique dans notre manuel, actualisé régulièrement, donnée en formation pour nous aider pendant nos entretiens. »

« A la moindre question du patient ou si nous avons un doute, un médecin vient nous aider. Nous lui expliquons rapidement la situation et il reprend l’appel. La décision d’appeler les urgences lui revient. »

Après chaque appel, les téléopérateurs complètent les dossiers médicaux des patients pour assurer un suivi constant de leur état de santé.

« Le rythme des journées est soutenu. Nous ne sommes pas habitués à prendre des appels et être derrière un ordinateur toute la journée. Une salle de pause est prévue avec le café, le thé pour que cela reste convivial. A l’heure du déjeuner (12h30-13h30), un repas nous est offert à la cafétéria. Nous gardons nos distances par mesure de sécurité mais l’ambiance reste conviviale. »

13h30, c’est le deuxième pic de la journée, « Les patients jugés à risques doivent remplir un second questionnaire l’après midi. Alertes rouges et oranges s’enchaînent et nous permutons avec les téléopérateurs de l’après-midi entre 14h30 et 15h. Si un patient n’a pas répondu, nous faisons « nos transmissions » pour que notre remplaçant le rappelle un peu plus tard. »

« Avant de partir, nous désinfectons tout ce que nous avons touché. »

« Pour les téléopérateurs d’après-midi, le rythme est bien différent de celui du matin car nous n’avons pas le temps d’appeler tous les patients. A 18h, nous n’appelons plus que les patients ayant coché un problème avec une gêne respiratoire. A 20h, c’est la fin de la journée, on éteint les ordinateurs, nous désinfectons tout. »

« Chaque appel est différent, tout dépend de la situation du patient et de sa situation de confinement. Mais les patients sont reconnaissants de notre initiatives et nous remercient à chaque fois: 

  • « Je suis dans les 300 premiers à avoir été positifs au COVID-19, maintenant 15 jours que vous m’appelez, vous faites toutes et tous un super boulot »
  • « Vous savez, je suis seule et je ne peux pas voir ma famille, vous êtes un des seuls contacts réguliers avec le monde extérieur, UN GRAND MERCI »
  • « Ça fait plaisir qu’un dentiste m’appelle. Je suis assistante dentaire, j’ai l’impression de parler à mon employeur et d’être au travail. Ça me manque »
  • « Je ne parle pas très bien français, mais c’est vraiment gentil d’avoir pris le temps de discuter et de comprendre ce que je voulais dire »

Vous êtes étudiant en santé? vous êtes praticien?

Vous souhaitez rejoindre les équipes de COVIDOM? inscrivez vous aux formations via le questionnaire en ligne: https://forms.gle/DTrYtjSKYwLAG5MJ9